Appel au respect

argumentum ad verecundiam
lat : argument de respect 

Ce gâteau doit être excellent puisqu’il s’agit d’une recette inventée par Albert Einstein. ( Ah si c’est Einstein qui l’a inventé alors…)

L’appel au respect est un argument faible. Ce n’est pas qu’il soit vraiment faux, mais il est tout à fait insuffisant pour démontrer ce que vous essayez de démontrer. Si encore vous aviez de nombreux arguments de ce type, on pourrait parler d’un faisceau de présomption, mais isolé, il ne vaut rien.

Il entre comme une sous-catégorie de l’argument d’autorité. Formellement, il s’agit d’un raccourci dans le propos : on évite ainsi de répéter l’argumentation d’une personne qui aurait déjà démontré la chose. Mais pour que cela fonctionne dans le débat, il faut que l’autorité de la personne en question soit reconnue par toutes les parties du débat. En outre, le raccourci peut aussi contenir des erreurs, des éléments d’un autre contexte, etc.

Il s’agit plus précisément ici de désigner une source que chacun respecte et de se servir de ce respect pour valider abusivement un argument. Or le respect se base sur un aspect particulier de cette source (le génie scientifique d’Einstein, par exemple, ou sa posture humaniste). L’argument, lui, peut être complétement en dehors de cet aspect.

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